Dossier de présentation
De Le Localhost.
Le Localhost et projets associés
Sommaire |
[modifier] Synthèse du document
[modifier] Introduction
Ce projet de lieu technologique, scientifique, économique et culturel est porté par des personnes impliquées dans la vie de la cité, par exemple dans la vie associative (notamment le président et des administrateurs de Chtinux, un administrateur de la MRES), politique (notamment un membre du think tank NTIC de la ville de Lille) et économique (notamment deux gérants de sociétés de l'ESS et plusieurs entrepreneurs ESS/NTIC) de la ville de Lille. Celui ci ce décompose en plusieurs parties, qui seront présentés dans la suite
[modifier] Hackerspace
Un hackerspace (ou hacklab) est un lieu de travail collaboratif et créatif, un laboratoire où bidouilleurs et bidouilleuses peuvent travailler dans un cadre informel au développements de projets scientifiques, techniques et artistiques. Cet espace de travail a également vocation à servir de lieu de diffusion et de partage de connaissance scientifique et technique dans le cadre d'ateliers et de conférences.
Il existe actuellement de nombreux hackerspaces dans le monde. En France, on peut citer le PRINT à Dijon, le /tmp/lab à Vitry-sur-Seine, le Blackbox à Paris, l' Electrolab à Nanterre, le Tetalab à Toulouse, le Laboratoire Ouvert GREnoblois, le nicelab à Nice ou encore le Breizh Entropy Lab à Rennes. En Belgique, citons le Hackerspace Brussels à Bruxelles, le White Space à Gand, et le Voidwarranties à Anvers (d'autres projets se montent également, notamment à Charleroi).
Vous trouverez beaucoup d'information sur le site Web hackerspaces.org, qui regroupe la communauté mondiale des hackerspaces. Ce site Web fut lancé en juillet 2008 lors de la conférence The Last HOPE (HOPE étant l'acronyme de Hackers on Planet Earth), organisée par le célèbre magazine 2600: The Hacker Quarterly (l'un des piliers historiques du mouvement hacker mondial). En particulier, la liste des hackerspaces mondiaux permet de bien prendre la mesure de l'ampleur du mouvement hackerspace international.
[modifier] ::1
Le Localhost est le nom donné au projet de hackerspace . Le mot localhost est un terme technique du jargon des réseaux de communication ; il en est de même pour le symbole ::1 (voir Wikipédia:Localhost). Le hackerspace sera géré par une association de type Loi 1901, Le Localhost. Les statuts et la composition du Conseil d'Administration sont également publiés sur le wiki.
Témoignages d’intérêt
« Pour ma part, je représente l'association OLPC-France qui a pour vocation de faire connaître un projet ayant pour but d’aider aux déploiements de projets éducatifs et de créer des contenus libres pour la plateforme Sugar équipant le XO. Cette association bénéficie ainsi régulièrement du /tmp/lab pour des ateliers autour du démontage du XO, le fameux ordinateur vert à presque 100$, autour aussi des questions de contenu éducatif. Nous organisons par an plusieurs événements dont bientôt un ContentCamp permettant la création sur une journée ou un weekend de plusieurs contenus éducatifs libres. Le Localhost peut constituer une plateforme nous aidant à faire connaître le projet, à organiser des ateliers, à diffuser les activités éducatives issues de la distribution Sugar dans les communautés d’enseignants, et réciproquement nous pouvons aider le Localhost dans son développement. Jean-François CAUCHE » Le Localhost est donc un vivier technologique alternatif, qui renforce la dynamique d'une politique volontaire de développement des TIC. De plus, la création du Localhost le destinerai d'emblée à être une plateforme de communication entre les hackerspaces de Londres, de Paris, de Bruxelles et d'Amsterdam, comme cela se fait déjà de manière inopinée (la dernière rencontre en date s'est faite début septembre entre des parisiens du /tmp/lab et bruxellois du HSB, rencontre a laquelle nous avons bien sur participé). Celui-ci permettrai de faire faire rayonner plus fort l'aura de l'Eurométropole au niveau des TIC.
[modifier] Espace de Co-Working
Un espace de mutualisation professionnelle (co-working) est une organisation du travail mettant en avant le partage, l’entraide, l’échange et l’ouverture entre des travailleurs indépendants et des entrepreneurs. On compte aujourd’hui une centaine d’espaces de mutualisation professionnelle répartis dans plus de trente pays. La Cantine ou La Ruche à Paris, Le Hub à Londres et à Bruxelles en sont de bons exemples. Ces lieux sont des viviers d’initiatives entreprenariales autant que culturelles. L’espace de co-working leur offre à la fois le confort du travail à domicile et la richesse sociale du travail en entreprise. Cet espace peut être défini comme une pépinière d’entreprises en auto-gestion. L’objectif est de permettre à chacun de travailler au sein d’un collectif diversifié et innovant, favorisant l’échange l’échange, le partage et tout type d’interactions constructives, tout en évoluant dans un cadre convivial. La Coroutine partage les valeurs du monde de l’économie sociale et solidaire (ESS). L’économie sociale et solidaire regroupe toute organisation fonctionnant sur des principes d’égalité des personnes (1 homme 1 voix), de solidarité entre membres et d’indépendance économique. Ces structures ont pour vocation d’occuper une place importante dans la vie économique et à la transformer par leurs actes. Elles cherchent à expérimenter de nouveaux modes d’organisation du travail, à créer de l’emploi en favorisant la compétence sur le diplôme, à créer des solutions durables qui ne nuiront pas à la planète ou encore à favoriser le commerce équitable.
[modifier] La Coroutine
La Coroutine est le nom donné au projet d'espace de co-working. Voici les projets d’entreprises qui sont impliquées dans cet espace de co-working : Services et conseils en cartographie ; Conseil et réalisation en arts numériques ; Projet de dynamisation des scènes locales musicales ; Agence de graphisme et de communication ; Développeur d’applications libres ; Prestataire de services informatiques environnementalement et socialement responsable (Ethic IT, déjà en activité). La majorité des projets sont déjà avancés, et ils devraient commencer leur activité cette année ou en tout début d'année prochaine, créant de l'activité économique locale.
[modifier] Espace d'accueil public
Il s'agit de disposer d'un espace polyvalent, dédié à l'accueil du public. Cet espace pourrait accueillir conférences, expositions relatives aux différentes activités du lieu, événements ponctuels et activités temporaires.
[modifier] Projets annexes
D'autres personnes seraient motivées pour porter d'autres projets, sur des axes artistiques, sociaux et culturels qui viendraient se greffer sur l'axe principal NTIC
L’espace de gratuité
La gratuité, c’est : donner, prendre, libérer, récupérer, faire soi-même. . . C’est une nébuleuse de pratiques, d’actions ponctuelles ou répétées, qui occupent et forment un espace : l’espace de la gratuité. Insistons ! Qui le forment, c’est à dire, qui le produisent. Car là où le marchand, le payant semblent avoir phagocytés tout l’espace réel et symbolique ; là où le fait de donner sans rien attendre en retour, relève de l’inconcevable, de l’impensable, du fantaisiste ; là où l’idée qu’il soit possible de laisser des biens en libre accès réveille un cortège de : « c’est impossible », « on a rien sans rien », « les gens sont trop égoïstes » ; là où la gratuité paraît inerte, amorphe, déviante ; il faut aménager, produire, les lieux, les interstices, où la gratuité peut vivre, ou revivre, être repensée, réinventée, ou tout simplement, pratiquée, avec toutes les routines, les problématiques et les difficultés qui sont inhérentes à toute pratique. Interstices, zone autonome temporaire, Lieu Ouvert a la Gratuité : autant de lieux, donc, où la gratuité perd, même si c’est temporairement, son caractère artificiel et irréaliste. Mais n’est-ce pas légitime ? Car si la gratuité paraît irréaliste, ce n’est que dans un espace historiquement et culturellement situé : celui de la société industrielle qui modèle nos croyances et nos désirs. Ainsi, tandis que dans les sociétés industrielles, on nie ou on confine la gratuité à des espaces à la marge, l’univers, au sens large, ne semble guère s’en soucier. Doit-on payer la nature, le soleil, les plantes... pour qu’ils produisent, pour en profiter ? Le projet de mise en place d’un LOG vise donc à un renversement de perspective. Il veut montrer les limites des croyances qui posent comme un fait, que la gratuité n’a pas lieu d’être, qu’elle ne saurait se penser en dehors du marché. En ce sens, il s’agit d’un authentique projet de recherche fondé sur le principe de l’intervention sociologique. En sachant que le but de ce projet de recherche, ou de recherche-action, ne vise pas à mettre en évidence les limites existantes de la gratuité, mais plutôt à rechercher les potentialités, les applications possibles, les formes sociales liées à la pratique de la gratuité ; il vise à explorer un champ d’actions, de pratiques, et à en comprendre les logiques, les ethnométhodes qui lui servent de sous-bassement. Réaliser un tel projet suppose à la fois d’expérimenter la gratuité, mais aussi de la penser. Double mouvement donc, puisqu’il s’agit de :
1. Mettre en oeuvre, mais surtout pérenniser des pratiques sociales fondées sur la gratuité.
Ceci à travers diverses expériences concrètes, qui viendront se structurer et s’enrichir progressivement. Et l’idée est de s’appuyer pour cela sur l’outil informatique afin de créer :
– Une zone de gratuité : des biens matériels sont mis en libre-accès, chacun peut venir les
prendre et en déposer d’autres ;
– Une zone de prêts gratuits : un principe similaire, mais fondé sur le prêt. Un suivi des
objets pourrait se faire via Internet, ce qui pourrait conduire, à terme, à l’émergence
de communautés qui se formeraient autour d’objets spécifiques. Plusieurs modalités de
prêts en réseau peuvent être expérimentées ;
– Une zone de bookcrossing, étendue à des biens comme les cd’s, les vinyles, etc., voire,
des biens plus fonctionnels ;
– Une zone d’ateliers et de services gratuits. Avec, par exemple, la mise en place d’un
réseau d’échange de services gratuits. Là encore, l’outil informatique pourrait être un
précieux allié pour favoriser les rencontres et les échanges ;
– Une zone permettant de télécharger de la musique, des vidéos, des biens culturels en
licence libre, gratuitement et sans passer par Internet (stockage sur un disque dur) ;
– Un lieu d’expérimentation sur la gratuité : apprendre à faire soi-même, sortie cueillette,
mise en commun des fruits de jardins privés ou communautaires, etc.
2. Mettre en place une structure de recherche sur la gratuité
– Recherche au sens de recherches d’outils et de techniques favorisant les échanges fon-
dés sur la gratuité ;
– Recherche au sens de réflexions collectives ou individuelles autour du thème de la gra-
tuité ;
– Recherche au sens de recherches sur les représentations et les pratiques existantes au-
tour de la gratuité ;
– Recherche au sens de recherche-action, puisque produire ces recherches au sein d’un
espace dédié à la gratuité, est en soi une production de savoirs et de savoir-faire sur la
gratuité, et sur la façon dont on la pense.
C’est à travers ces deux mouvements que le LOG pourrait servir de plateforme de recherche- action sur la gratuité. En sachant, bien sûr, que la mise en oeuvre de cette recherche-action obéirait à une logique participative et démocratique.
Atelier artistique
Dans cette structure polyvalente nous souhaiterions également créer un atelier collectif artistique permettant de regrouper des artistes, étudiants en arts, ou novices et de leur offrir l’espace dont ils ont besoin pour créer. Ce lieu sera un laboratoire laissant libre cours à diverses activités plastiques où l’environnement collectif permettra de stimuler la créativité de chacun. Cela permettrait également des rencontres et des synergies avec les projets techniques à vocation artistique du hackerspace.
Cantine bio-équitable
En parallèle de l’existence de la Coroutine, un projet de cantine bio-équitable pourrait être lancé. Il reste néanmoins lié au développement futur de cet espace de travail partagé et à la présences des associations et collectifs à l’heure du repas. Les repas seraient préparés en grande partie à l’extérieur, et les produits ne nécessitant pas de cuisson seraient privilégiés.
Jardin d’intérieur
Plusieurs personnes impliqués dans les projets précédents souhaiteraient appliquer le principe du hackerspace à l'agronomie, en travaillent sur des projets de jardin d'intérieur et notamment les plantes dépolluantes.
Salle de projection
Une salle séparée pour effectuer des projections permettrait d'organiser des événements variés et de plus grande ampleur, que ce soit en relation avec des conférences et autres activités publiques du hackerspace, des présentations de l'espace de co-working, ou des autres activités culturelles comme la projection de films libres ou d'art et d'essai.
[modifier] Besoins
Nos demandes, en l'état, c'est un strict minima de 110m².
Hackerspace (min 40m², lieu clos et non-public) Co-working (min 40m², lieu non-public et clos de préférence) Espace d'accueil public (min 30m², lieu public)
Les projets annexes :
Espace de gratuité (min 15m², lieu public) Atelier artistique(min 20m², lieu non-public) Exposition (min 0m², sur les murs de l'espace d'accueil ou dans un espace à part) Cantine (min 25m², lieu non-public) Salle de projection (min 25m², lieu public) Jardin d'intérieur (min 20m², lieu public)
[modifier] Contexte
Depuis début 2007, organisation de réunions informelles centrés sur des discutions de sujets techniques autour d’un verre. Le cadre était intéressant, mais une certaine frustration est rapidement née de l’impossibilité de disposer d’un espace où organiser ateliers, démonstrations et conférences sur les sujets de conversation habituels.
Plusieurs pistes ont été explorées :
L’université
Trop liée au milieu étudiant Trop éloignée du centre-ville Horaires peu attractifs Impossibilité de débloquer des locaux même pour les associations étudiantes
La mairie
Dossier envoyé en 2008, aucune réponse
La réquisition de locaux inexploités, a l'image d'autres hackerspaces existants
Les Hauts Lieux, fin avril - début juin 2010